L’ensemencement des seedballs est l’occasion de réunir les cultivateurs du village pour une petite formation. En effet, c’est plus convivial et efficace de répandre les boulettes de graines tous ensemble. Sous les instructions du doyen de notre équipe, les villageois peuvent progresser en lignes parallèles. Les seedballs sont ainsi réparties de manière homogène sur tout le terrain. Chaque graine a ainsi une chance égale de tomber à l’endroit qui lui conviendra. Deuxième avantage de semer en ligne: il sera plus facile de retrouver les jeunes plants pour défricher lorsque les hautes herbes auront poussé à hauteur d’homme.
Feu vert pour essaimer
C’est parti pour semer les graines ! Les villageois.es ensemencent les champs avec les boulettes de graines. 5’000 seedballs par hectare pour garantir une belle forêt diversifiée.
Quelle espèce d’arbre germera de chaque boulette de graines? nous le découvrirons dans 6 mois, après la saison des pluies.


A certains endroits on teste la technique des poquets: faire un petit trou pour y mettre la boulette de graine. Semer les graines ainsi les protégera encore mieux.








Comme on le voit, la végétation est verdoyante car les pluies ont déjà bien commencé. Les herbes qui poussent autour des futurs plants sont un avantage et un inconvénient: certains jeunes arbres apprécient l’ombre et la protection des herbes folles, d’autres ont besoin de lumière et de liberté. C’est la sélection naturelle qui choisira quel arbre germera à quel endroit. Semer les graines en ligne facilitera le défrichage après la saison des pluies.
Pour les espèces tropicales le taux de germination moyen en semis direct est de 38% et le taux d’établissement de 17% (Direct Seeding in Reforestation – A field performance review, p. 101). La technique des « seedballs » permet d’augmenter le taux de germination à 50%. Donc 2500 graines devraient germer sur chaque hectare, …et nous avons ensemencé 150 hectares !
Des seedballs partout !
Confection des seedballs
De retour aux villages, on passe à l’enrobage des graines pour en faire des boulettes de graines, les fameuses seedballs. C’est tout simple, il suffit de mélanger de la poudre d’argile avec de la poudre de charbon de bois et un peu d’eau. Bien-sûr il faut d’abord pilonner l’argile et le charbon de bois pour en faire de la poudre que l’on tamise ensuite.








On obtient une pâte collante dans laquelle on insère une graine. Puis on roule le tout entre les deux mains pour en faire une boulette.


Et ensuite on fait sécher.


C’est fou, on trouve des enrobeurs et des enrobeuses de boulettes de graines dans tous les coins du village!








Le dosage est-il secret? Pas du tout! C’est un principe important d’arboRise d’expérimenter et de partager son expérience, ses succès comme ses échecs. La recette est ici, essayez!
Salade de graines
Pour garantir la biodiversité on mélange toutes les graines de toutes les espèces d’arbres à Linko, chef-lieu de la sous-préfecture. Les 10’000 graines récoltées par chacune des 75 familles sont rassemblées dans une salle de classe libre, mise à disposition par le maire de Linko.


Plusieurs cultivatrices viennent prêter main forte à notre équipe.


Enfin le mélange de graines est remis dans les sacs en vue de l’enrobage. On note la destination de chaque sac pour n’oublier aucun village.


Cette étape est couronnée par les remerciements officiels du Sous-Préfet et une photo de toutes les personnes engagées.


La biodiversité des espèces d’arbres rendra la forêt plus résiliente face aux dangers qui la menacent (parasites, feux, bétail, etc.).
Décompte des graines
Sous l’œil attentif des enfants du village, les cultivatrices amènent leur récolte de graines:


Celles-ci sont comptées et pesées,


…pour être ensuite mises en sacs pour le transport à Linko, le chef-lieu de la sous-préfecture:


arboRise a pour principe d’impliquer totalement la population concernée par le projet. Ainsi celle-ci s’approprie la forêt, sa forêt. De plus, le projet crée un engouement, une énergie collective dans chaque village. Cette mobilisation est un levier de changement important et source d’espoir dans toute la région.
Objectif Terre pour arboRise
Que de rencontres positives et inspirantes sur notre stand au Festival Objectif Terre ! Merci aux membres qui nous ont fait une petite visite et à toutes celles et tous ceux qui nous ont découvert à cette occasion. Les très nombreux compliments et vœux de succès nous donnent beaucoup d’énergie.


Comme la biodiversité des arbres que nous semons en Guinée, les arbres dessinés sur notre fresque collective montrent la diversité et la créativité de nos visiteur.se.s:


Ce qui séduit le plus dans notre approche? Assurément notre démarche participative et nos méthodes naturelles de reforestation organique.
Les bons comptes…
A la livraison des graines par une famille, notre équipe procède au contrôle qualité. Notre partenaire vérifie aussi la quantité livrée. Car il faut 10’000 graines de chacun des 75 arbres semenciers !


La famille qui a récolté les graines est alors rémunérée et remerciée pour son travail.


Ensuite on met les graines dans les grands sacs. On pourra bientôt les transporter à Linko pour mélanger toutes les espèces.


Chaque sac est duement identifié: on parlera bientôt d’AOC pour les graines guinéennes !


Récolte de graines
Les 75 « familles graines » qui s’engagent avec arboRise ont commencé la récolte des graines de leurs arbres. A raison de 10’000 graines par famille, ce travail prend du temps ! Selon le type de semence, le transport peut même être lourd. Bien entendu, dès les graines livrées à notre équipe, le travail est rémunéré à sa juste valeur.
Après n’avoir eu affaire qu’à des hommes jusqu’ici, notre équipe collabore maintenant avec les cultivatrices, car ce sont elles qui traditionnellement sont chargées des récoltes.
A quoi sert le drone?
Dans chaque village notre équipe explique aussi que notre drone servira à vérifier la croissance des arbres sur les terrains. En effet, pour garantir à nos donateur.trice.s la traçabilité de leur donation, arboRise s’engage à leur envoyer pendant cinq ans une image aérienne des terrains dont ils.elles ont financé le reboisement.
Il n’y a que cinq hélicoptères dans toute la Guinée et il est très rare qu’ils survolent cette région. Donc imaginez un drone: personne n’en n’a jamais entendu parler! Il est donc important de présenter cet objet mystérieux. Et ce n’est qu’après avoir reçu l’accord officiel des autorités du village que nous en ferons usage.














