Audit de vérification

La fin du mois de mars a été consacrée à la préparation de l’audit de vérification. Une trentaine de placettes ont d’abord été choisies aléatoirement. Parmi celles-ci les auditeurs en contrôlent la moitié, généralement en fonction de la strate. Par exemple trois placettes ensemencées en 2021, quatre de 2022, trois de 2023, etc. Pour que le programme de visite soit réalisable en quelques jours, il importe également de s’assurer de l’accessibilité de chaque parcelle.
Sur les placettes sélectionnées, nos partenaires de South Pole ont insisté pour que les équipes de GUIDRE refassent les mesures d’arbres réalisées en novembre,  pour être vraiment certains d’éviter les mauvaises surprises. Il faut en effet que les mesures d’arbres faites en présence des auditeurs correspondent exactement aux mesures faites avant l’audit. On n’a pas le droit à l’erreur. Or les surprises ne sont pas exclues: traces d’anciens feux ou de passage de bétail, un arbre de baseline « oublié » ou « ajouté »… plusieurs d’aspects qu’il faudra ensuite expliquer et justifier auprès des auditeurs. Et puis il y a les impondérables du voyage : UNHAS a de nouveau annulé un vol interne à la dernière minute et nous avons dû organiser le trajet des auditeurs par la route de Conakry à Linko. 800km à faire en 24h pour respecter le planning de l’audit, c’est sportif !
Malgré ces petits problèmes, l’audit s’est très bien passé, du 7 au 11 avril, grâce à la bonne humeur de tous et à l’interprète guinéen, bien plus compétent que le précédent. Car en effet, il ne s’agit pas que de mesurer des arbres: les auditeurs veulent aussi interviewer les bénéficiaires dans les villages pour s’assurer que tous les co-bénéfices que nous prétendons générer sont effectivement réels.
Nous avons même pu gagner du temps sur le programme car les auditeurs ont décidé de ne remesurer qu’un échantillon d’arbres par placettes. Mais il y avait un petit souci: les nouvelles mesures lors de l’audit obtenaient souvent un plus grand nombre d’arbres supérieurs à 2 mètres que les mesures faites en novembre, 6 mois plus tôt. Pour une raison toute simple: les 4 jours de pluies exceptionnels au mois de mars avaient immédiatement fait croître de jeunes arbres en-dessus de la limite des 2 mètres !
Sur les terrains, Pranam se charge des mesures d’arbres, tandis que Adak interroge les propriétaires avec l’interprète:
L’audit s’est conclu sur une note très positive puisque les auditeurs de Carbon Check n’ont relevé qu’un seul «finding» concernant le travail de terrain : lors des vérifications futures nous devrons marquer les arbres mesurés lors de notre inventaire forestier, pour que seuls ces arbres soient remesurés lors de l’audit (et pas ceux qui auront poussé grâce à la pluie)