Biomasse préexistante à Samana

A Samana nous devons également mesurer la biomasse préexistante (baseline) sur un échantillon, comme cela a été fait du côté de Damaro en 2025. Nous aurions dû faire ces mesures en 2024, l’année d’ensemencement des parcelles. Mesurer ces arbres deux ans trop tard signifie que leur biomasse contiendra deux ans de croissance et donc deux ans de carbone qui appartient au projet mais que nous devrons déduire (puisque, on s’en souvient, le projet ne peut pas comptabiliser le carbone préexistant sur les terrains avant les activités du projet).

Mesurer la biomasse préexistante nécessite plusieurs étapes :

  • EcoAct calcule la taille de l’échantillon, procède à la stratification et identifie de manière aléatoire les parcelles d’échantillon et les coordonnées GPS du point de mesure sur chaque parcelle.
  • Nous mettons à jour la procédure opérationnelle standard et formons GUIDRE
  • Pour chacune des 40 parcelles, les équipes de mesure de GUIDRE doivent
    • trouver la parcelle dans le village donné
    • baliser le périmètre de la parcelle circulaire de 600 m² avec de la rubalise
    • identifier tous les arbres existants, mesurer leur diamètre à hauteur de poitrine et leur hauteur, et identifier l’espèce de chaque arbre
    • envoyer les données via le formulaire kobo-collect

Les résultats montrent que la stratification, réalisée à partir d’images satellite, est validée par la réalité du terrain. On constate également que le nombre d’arbres préexistants par placette se reflète dans la valeur du NDVI en saison sèche (le NDVI mesure la santé de la végétation par satellite). Le NDVI est donc un indice relativement robuste de la biomasse préexistante.

Résultats PEB

En moyenne ce sont 30 tonnes de biomasse des arbres préexistants que nous devrons déduire de nos mesures ultérieures.

mesure de baseline à Sogboro - hauteur   mesure de baseline à Sogboro - circonférence

Le bilan carbone du projet

Notre projet de reforestation retire du CO2 de l’atmosphère, certes, mais quel est le bilan carbone des activités d’arboRise? Combien de CO2 les activités du projet émettent-elles dans l’atmosphère?

Le présent bilan carbone s’appuie sur la méthodologie Bilan Carbone™ et recense toutes les émissions GES de l’activité d’arboRise et de GUIDRE en Suisse et en Guinée pour les deux régions (Linko-Damaro-Konsankoro et Samana-Diassodou-Sokourala-Koumandou) pendant les 30 respectivement 20 ans de la période de certification.

Résumé des résultats :

Emissions de CO2 du projet arboRise

Cette empreinte carbone de 1’100 t CO2e permet d’absorber 2’400’000 t CO2e grâce aux activités de reforestation d’arboRise et de GUIDRE dans les deux régions (Linko-Damaro-Konsankoro et Samana-Diassodou-Sokourala-Koumandou) pendant 20 respectivement 30 ans. Les émissions du projet ne représentent donc que 0,5% du CO2 que le projet retirera de l’atmosphère.

Commentaires et potentiels d’amélioration :

Les déplacements des équipes de GUIDRE sur le terrain sont bien entendu la source principale d’émissions de CO2. A terme il faudra réfléchir et tester l’utilisation de véhicules électriques.

Les vols en avion (porteur du projet, auditeurs, partenaires, visiteurs commerciaux) représentent 18% du total (196 t CO2e). Si tous les non-employés (auditeurs, partenaires, visiteurs commerciaux) n’étaient représentés que par une seule personne au lieu de deux, cela permettrait d’économiser 72 t CO2e. Il faut ici que les standards modifient leurs pratiques. Lorsque le Transguinéen sera disponible, nous pourront remplacer les vols internes par des déplacements en train.

L’empreinte des intrants est constituée pour moitié par les repas des équipes de GUIDRE sur le terrain, difficilement compressibles à moins de devenir végétariens (empreinte de la viande : 123 t CO2e). Les autres intrants dont l’empreinte est importante sont les grillages et les bâches pour les familles-graines.

 

Le rapport détaillé est disponible ici: 251119_Bilan carbone arboRise