Journée historique dans la sous-préfecture de Samana le 13 décembre 2025 : la première coopérative de Samana, regroupant les 248 familles-terrains de Samana, y a été fondée en présence des autorités locales.
Les 248 coopérateurs et coopératrices ont été invité.e.s à se réunir dans la Maison des Jeunes du chef-lieu de la commune. Un tel événement est exceptionnel dans la région : la plupart des participants ont été très surpris de recevoir deux bons repas pendant la journée ainsi qu’une indemnité journalière.
Les autorités de Samana ont été invitées et le sous-préfet de Samana a prononcé un discours très inspirant, que nous avons enregistré et diffusé sur la radio locale. Le thème principal de la journée était l’explication de « pourquoi créer cette coopérative » (pour mieux gérer les parcelles reboisées qui sont le bien commun de toutes les familles) et la préparation des élections des organes de la coopérative lors de la prochaine assemblée générale en mars 2026.
La Coopérative de Samana est déjà la deuxième, après la création de la coopérative de Linko en 2023.
201 participants se sont réunis à la Maison des Jeunes de Samana. Le bâtiment a tout juste pu accueillir l’assemblée.
Pour fournir un soutien immédiat aux familles-graines et aux familles-terrains de chaque village, le projet y constitue un Comité de Gestion Communautaire. Il s’agit de personnalités du village, entre 10 et 20 personnes, souvent déjà responsables de thématiques spécifiques (groupement féminin, jeunesse, santé et hygiène, etc.).
Dans notre projet les CGC sont responsables de
L’appui des familles graines et des familles terrains. Le CGC coordonne les activités collectives (collecte des graines, ensemencement, etc.) et organise des activités d’apprentissage par les pairs.
L’identification des bonnes pratiques. Le CGC identifie dans son village les terrains sur lesquels les arbres ont le mieux poussé et cherche à comprendre pourquoi pour reconnaître les bonnes pratiques
La diffusion de bonnes pratiques au sein du village et entre les villages. Le CGC transmet les bonnes idées des familles graines aux autres familles-graines du village et la même chose pour les familles-terrains. Le CGC partage avec les autres CGC les bons exemples dans son village. Le CGC est le moteur de l’entraide
La transmission des formations. Le projet forme les CGC pour qu’ils puissent former les familles du village
L’identification des équipements et infrastructures utiles à la communauté. Le CGC organise la concertation des familles graines et terrains pour décider ensemble quels équipements et infrastructures sont nécessaires
Les équipements collectifs obtenus grâce à arboRise sont gérés par les CGC. Le CGC établi un plan d’utilisation des équipements selon les besoins des familles graines et terrains. Après leur utilisation par les familles, celles-ci rendent le matériel au CGC qui s’assure de son bon état et procède à son entretien
Les CGC coordonnent les mesures de santé-sécurité. Le CGC documente les situations d’urgences, les accidents, incidents et blessures dus au projet déclarés par les familles. En cas de situation d’urgence, le CGC organise le transport immédiat au Centre de Santé
L’identification de litiges ou de doléances dues au projet. Chaque CGC évalue les effets du projet sur la communauté. Il peut exprimer les attentes des familles au projet et le conseiller sur les mesures à adopter.
Chaque année le projet organise une formation pour les délégués des CGC de chaque village. En décembre les CGC des 20 villages de Damaro ont reçu leur première formation couvrant des thèmes tels que « le changement climatique », «les marchés du carbone», «la prévention des feux de brousse», «les rôles des CGC», «le mécanisme de doléances», etc. Les délégués des CGC des villages ont été très attentifs et le maire a rendu visite aux participants pendant la formation afin de souligner l’importance du projet pour Damaro et les communautés et d’exhorter les participants à bien écouter et à apprendre le plus possible.
Ces formations sont bien sûr aussi l’occasion d’écouter et de discuter les préoccupations des participants. Ce dialogue contribue à adapter le projet à toutes les situations particulières qui se présentent.
La formation s’est déroulée dans la nouvelle mairie, et nous avons eu l’honneur de recevoir la visite du Maire de Damaro.
Comme à Damaro, les CGC de Samana et Diassodou ont reçu une première formation. À Samana, comme nous en sommes à la deuxième année du cycle de plantation, nous avons expliqué le rôle de la Coopérative et analysé les contenus des conventions dans les moindre détails, car cette question avait été soulevée par les auditeurs lors de l’audit de validation. L’explication des conventions a été traduite en langue locale.
Les participants étaient très attentifs et ont posé de très bonnes questions.